Histoire du tricot, Le tricot et l’enfant : Depuis toujours, le tricot habille l’enfant chapitre 4

Depuis toujours, le tricot habille l’enfant, et difficile pour moi de m’imaginer qu’il y a plus de 1000 ans les enfants étaient déjà habillés en « tricot ».

▲à g. : Fragment de tricot de coton au point jersey, décor jacquard,

Égypte période copte, XIe-XIIe siècles,
Le Coton et la mode, 1000 ans d’aventures, catalogue d’exposition (2000-2001), page 29
Musée Galliéra, Éditions Skira, Paris (épuisé)
à dr. : Chaussette enfant, Fustat (Égypte), XIe-XVe siècle
Textile Museum, Washington sur Dar Anahita’s

▲à g. : Tunique d’enfant en laine tricotée, Antinoë (Égypte), entre 331 et 641 (époque copte)
Musée du Louvre, Paris
au centre et à dr. : Chemise veste et moufle en laine tricotée pour enfant, XVIe siècle
Museum of London, Londres
(Pour en savoir plus, lire les fiches détaillées de chaque objet sur le site du musée)
Dès qu’on a pu filer et tisser la laine, on l’a aussi tricotée. Dans les campagnes où on y a facilement accès, la laine tricotée est une réponse pratique et économique aux besoins vestimentaires des familles. Dans certaines régions, le tricot devient à partir du XVIe siècle une activité de revenu complémentaire pour les familles pauvres. Cette habitude est encouragée par les œuvres de bienfaisance. Même pratiqué de façon non professionnelle, le tricot devient un gage de bonne éducation et de vertu morale pour les femmes et jeunes filles.

▲à g. : Portrait de bébé, par Mary Beale, vers 1690-1730
Victoria & Albert Museum, Londres
à dr. : Chemise veste d’enfant en coton tricoté, XVIIe siècle
Album : Knitting Items from the Collection, Victoria and Albert Museum, Londres

▲à g. : Bas pour enfant en tricot de soie rebrodé, XVIIIe siècle
Museum of Fine Arts, Boston
à dr. : Brassière pour bébé en tricot de coton, XVIIIe siècle
passée en vente chez Christie, Londres

▲à g. : Ensemble bonnet, brassière et manches amovibles en laine tricotée main pour bébé,
Angleterre, entre 1800 et 1850
Album : Knitting Items from the Collection, Victoria & Albert Museum, Londres
à dr. : Robe pour bébé tricotée en coton, 1851
Victoria and Albert Museum, Londres
Ce modèle, réalisé par Sarah Ann Cunliffe, fut primé à la première Exposition Universelle
de Londres, en 1851 (médaille visible en haut à gauche de la photo).

▲à g. : Petite fille portant des mitaines tricotées, début XIXe siècle
galerie photo_history sur Flickr
à dr. : Mitaines en soie tricotée, vers 1860, sur corsetsandcrinolines
Au XIXe siècle, les travaux d’aiguilles sont enseignés aux filles à l’école. Certains prix décernés aux articles tricotés présentés aux grandes expositions universelles sont réservés aux productions des orphelinats et autres maisons de type hospice. Ils distinguent des pièces d’une grande dextérité, considérées comme des chefs-d’œuvre. Il s’agit souvent de pièces de layette en tricot de laine ou de coton. On combine parfois sur la même pièce les techniques tricot et crochet.

Les productions domestiques utilitaires, dont les modèles de base n’ont sans doute guère changé au fil des siècles, concernent tout particulièrement les petites pièces du vestiaire des bébés et des enfants, faciles et rapides à exécuter. Chaussettes et bas sont fabriqués industriellement sur des métiers, mais on en tricote aussi pour usage personnel dans les familles. Les musées conservent quelques brassières de coton datant du XVIIe et du XVIIIe siècle, mais peu de pièces domestiques modestes, recyclées et portées jusqu’à l’usure.

▲à g. : Chaussettes en grosse laine tricotée, XVIIe siècle
Rijksmuseum , Amsterdam
à dr. : Moufles en laine pour enfant, à motifs jacquard, rapiécées, XIXe siècle
Museum of Fine Arts, Boston

Encore une fois, mes remerciements vont vers Popeline son blog : Les petites mains, Histoire de mode enfantine

Pascale

2 commentaires sur cet article

  • 10 juillet 2012 à 21 h 42 min
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    Merci pour cet article passionnant. L’archéologue en moi se le gardait sous le coude pour le lire à tête reposée et je ne suis pas déçue. Je suis très émue par le jersey égyptien. Merci Pascale !

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  • 10 juillet 2012 à 23 h 24 min
    Lien Permanent

    Je comprend ton émotion, je l’ai aussi ressentit devant ses incroyables photos.
    Passionnée par l’histoire, cela faisait un moment que je m’interrogeais sur où, quand, comment avait débuté cette activité, j’avoue avoir été sacrément surprise….
    je dois rendre à César ce qui lui appartient et remercier encore Popeline pour m’avoir laissée utiliser ses écrits !

    Répondre

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